Le numéro 403 de LDLN a été expédié aux abonnés le vendredi 17 juin. Voici un aperçu de ce qu’ils y trouveront :
Tout d’abord, et dans la foulée de plusieurs articles récents semblant indiquer un lien entre les ovnis et le nucléaire, Jean-Marie Bigorne nous expose une observation faite en fin de soirée, le 19 juin 1974, par des militaires qui assuraient la sécurité de la base aérienne de Cambrai (où était basé un escadron de Mirage IV, avions conçus pour les frappes nucléaires). C’est la 3ème fois qu’il est question de Mirage IV dans LDLN : tout d’abord (dans le numéro 330), nous avons eu le témoignage d’un pilote, le commandant Giraud, qui a vu de près, en vol, à deux reprises, un objet non identifié, le 7 mars 1977. Plus récemment (n°401), nous avons eu le récit d’un militaire qui assurait lui aussi, de nuit et avec ses collègues, le gardiennage d’une base FAS (Forces Aériennes Stratégiques), celle de Saint-Dizier.
Il se trouve que cette observation de Cambrai s’est produite à peine 4 heures après un incident exceptionnel, survenu en Côte d’Or ce soir-là. Cette affaire (une RR3) fait l’objet du second article de ce numéro. Elle comporte des éléments plus qu’étonnants : en effet, l’un des témoins (qui se trouvait à un bon kilomètre du site de l’atterrissage), n’a pas hésité à tirer au fusil de guerre, par une fenêtre de HLM (!) en direction de l’objet posé au sol. A première vue, un tel cas peut paraître incroyable. Si on veut aller un peu au-delà des apparences, il faut replacer l’événement dans son contexte : une suite impressionnante d’observations hors du commun, autour des années 1974-1975, dans les environs de Beaune. Trente-sept ans plus tard, des habitants de la région se souviennent de certains de ces épisodes extraordinaires. Comment de tels faits ont-ils pu rester à ce point confidentiels ? Les témoins étaient chaque fois peu nombreux (deux, dans le cas du 19 juin 1974), ce qu’ils disaient paraissait invraisemblable… et l’indifférence quasi générale a fait le reste. Dans dix ou quinze ans, il sera facile de mettre en doute l’authenticité de ces événements, les témoins étant devenus introuvables. Tant qu’ils sont là, personne ne se soucie d’aller recueillir des confirmations auprès d’eux. Nous avons constaté ce type de situation à maintes reprises.( L’un des exemples les plus récents nous est fourni par la vague de début août 1998, maintes fois évoquée dans LDLN : que faudrait-il faire pour qu’elle ne sombre pas dans l’oubli ?)
Toujours à propos d’une relation ovnis-nucléaire sans cesse plus affirmée, Jean-Michel Farnault nous relate ensuite deux observations faites à Montsoreau (dans la région de Saumur), dans les années soixante-dix. Dans les deux cas (l’un en 1970, l’autre en 1973), un objet en forme de cigare horizontal, de dimensions angulaires respectables, survole nuitamment la Loire en direction de la centrale nucléaire de Chinon.
Après cela, Mme Michèle Séguy nous expose l’observation rapprochée que sa fille et elle firent, un soir d’automne en 1987 ou 1988, près de Villeneuve-sur-Lot. L’objet, observé de près (quoique brièvement) est décrit de façon précise. Aucune confusion n’est envisageable avec quoi que ce soit de connu.
On se souvient (espérons-le !) de la rencontre très rapprochée vécue par l’ouvrier boulanger Pierre Lucas, à Loctudy, dans la nuit du 5 octobre 1954 (voir LDLN 374, p. 19, ou encore le monumental ouvrage de Jean Sider sur la Vague de 54). Gilles Delorme a recueilli les souvenirs d’une dame (elle avait 10 ans à l’époque) qui a vu de près les traces de l’atterrissage : le goudron était fondu, ou brûlé, à l’endroit où Pierre Lucas avait vu se poser l’objet.
Liliane Monnier nous rappelle ensuite ce qui s’est passé en août 1982, dans un village du Nord-Ouest de l’Argentine, nommé Londres : le survol à basse altitude et le bref atterrissage d’un ovni ont eu des conséquences dévastatrices : 2 blessés (brûlés), 11 maisons détruites, des vergers ravagés à 50%. Cette affaire s’ajoute à celles de Saladare (7 août 1970), de Baridiame (9 septembre 1980) et du Yunnan (18 octobre 1988), évoquées dans LDLN 389. Nous en sommes donc à quatre exemples de villages dévastés par des survols d’ovnis à basse altitude. Là encore, il s’agit de drames rapidement tombés dans l’oubli, malgré (ou à cause de ?) leur extrême étrangeté. Pourquoi tant de silence sur des faits aussi remarquables?
Et pourquoi tant de silence sur le ‘’petit crâne bulgare’’ (dont nous avons parlé, il y a sept ans, dans LDLN 368 et 369) ? Le Pr Lachezar Filipov, Directeur adjoint de l’Institut de Recherches Spatiales de l’Académie des Sciences bulgare, nous confirme l’existence du petit crâne : il l’a tenu entre ses mains !
Jacques Bonabot, un ufologue belge remarquablement documenté, nous fournit ensuite une explication (définitive ?) au mystère des ‘’ERNI/number stations’’ exposé par Jean-Claude Dufour et Claude Lavat dans le précédent numéro.
Retour, pp. 20 et suivantes, sur les événements (complexes !) de la soirée du 25 avril 1975. Il semble que la quinzaine d’observations (très cohérentes) faites vers 21 h 55 dans le quadrilatère Orly-Tergnier-Sedan-Châlons-sur-Marne soient explicables par une rentrée atmosphérique (qui se serait située au-dessus du Sud de la Belgique, sur une trajectoire SSE_NNW). Mais ensuite, les choses se compliquent : à Maubeuge, à 21h 10 précises, l’orientation de la trajectoire est en sens inverse. Vingt minutes plus tard, entre Warcq et Damouzies, on retrouve l’orientation des trajectoires décrites 55 minutes plus tôt ! Mais ce n’est pas tout : dans l’Eure, on trouve ensuite trois observations en des lieux très proches : deux vers 21h 30, et la dernière une heure plus tard. C’est à n’y rien comprendre, et cela rappelle fortement les événements du 5 novembre 1990 ou ceux du 31 mars 1993. A part l’hypothèse d’un parasitage de certaines rentrées atmosphériques (par « autre chose »), on ne voit vraiment pas ce qui pourrait expliquer ces séries d’événements quasi simultanés mais parfaitement contradictoires.
Grâce à Frédéric Perrodou, nous trouvons ensuite le récit d’une observation rapprochée (une quarantaine de mètres) faite par deux personnes le 3 mars 2007, de 1 h 45 à 2h du matin, à la limite du Vexin et de la Normandie. Dans ce cas, on n’a pas affaire à une imitation de rentrée atmosphérique, mais plutôt à une fausse montgolfière ! En effet, après un bon quart d’heure de présence immobile et silencieuse près d’une étable, l’objet (dont la description, précise, ne correspond en rien à celle d’une montgolfière) émet un faible bruit de brûleur à gaz, s’élève verticalement, et disparaît en altitude. Si l’idée d’un mimétisme OVNI ne s’imposait pas depuis une trentaine d’années, ce cas à lui seul pourrait la suggérer.
De la rubrique « observations récentes en France », on retiendra par exemple la vision, le 21 mai 2010, d’un «ovni transparent », en fait quelque chose qui ressemblait à une vitre, simplement repérable par les reflets du soleil sur sa surface. Le plus étonnant est qu’environ 90 minutes plus tard, voyant passer deux avions anciens devant un nuage à contre-jour, le témoin prit une photo, laquelle révéla la présence de deux « objets », l’un au-dessus de chaque avion. On retrouve ainsi une curiosité déjà exposée dans les numéros précédents : des photos-surprises de plus en plus nombreuses suggèrent que des « ovnis invisibles à l’œil nu » (mais qui apparaissent sur les photos !) escorteraient discrètement des avions. Il y a là, une fois de plus, de quoi faire peser une certaine suspicion sur l’ufologie. Pourtant, les clichés sont là, ils de demandent qu’à être examinés par des experts… lesquels ignorent systématiquement les matériaux accumulés par les ufologues. Toutes les conditions sont donc remplies pour que tout cela reste, longtemps encore, incompréhensible… ou ignoré.
Jean Sider nous expose ensuite une affaire dans laquelle on peut voir un cas d’abduction survenu en 1957, donc antérieur (de quatre années) à l’aventure de Betty et Barney Hill, laquelle n’a été divulguée (y compris en France, dans L’Express) qu’en 1966.
Gilles Delorme (qui a interrogé la dame qui n’a pas oublié les traces de Loctudy) nous initie ensuite à des notions d’épistémologie, en évoquant l’œuvre de Karl Popper, après quoi Maurice Thil, puis Dominique de Tarragon, nous exposent des faits énigmatiques très antérieurs à la seconde guerre mondiale. La rubrique « les Nouvelles » s’ouvre sur une note de Liliane Monnier, qui nous rappelle que l’affaire de Vrigne-aux-Bois, lors de la mémorable soirée du 10 août 1998 (LDLN 350) n’est pas le seul cas d’ « ovni musical ». Plus loin, il est question de kangourous (ou plus exactement de Wallabies) qui hantent la forêt de Rambouillet, et Didier Leroux nous apprend que l’étrange bête observée entre Lencloître et Richelieu, en août 2010, pourrait bien être un thylacine de Hobart, vulgairement appelé « tigre de Tasmanie ». Il reste à comprendre comment cet animal, si c’est bien de lui qu’il s’agit, a pu se retrouver là, et pourquoi il n’a, apparemment, pas été vu depuis. La faune sauvage de nos campagnes serait-elle en train de se diversifier de façon inattendue, alors que tant d’espèces se raréfient ou disparaissent ?
Sur la quatrième page de couverture, on découvre une étonnante photo-surprise, datée du 8 avril 2011, sur laquelle l’anomalie ressemble (assez vaguement)… à un V1 juste après son catapultage ! Le document nous vient de l’association Phénomènes, ce qui revient à dire qu’il est fiable.
Il y a dans tout cela beaucoup d’aspects du problème OVNI qui ne demandent qu’à être approfondis, en toute bonne foi et en dehors de tout préjugé. Bon courage à ceux qui voudront bien se pencher en toute candeur sur ces mystères. A bientôt !“