Comparaison avec la vague Française du 5 novembre 1990

Pour faire la comparaison avec la vague Française du 5 novembre 1990, regardez la vidéo http://rim951.fr/?p=210 aux alentours de 130 minutes. Joël Mesnard y détaille des caractéristiques des observations du 5/11/1990. Il semble que cette vidéo n'est plus en ligne
Il faut aussi lire les LDLN consacrés 304, 306, 307, 318, 359 et 360.
Il faut aussi écouter Franck Marie à l'occasion de ses deux passages à Radio Ici et Maintenant, en 1994 et en 2003. On y entend aussi le témoignage d'un pilote de ligne. DdP-Franck_Marie-Ovnis-1994-4h30.mp3 & DdP-Franck_Marie-Ovnis_Contact-2003-5h38mns.mp3 téléchargeables ici.

La similitude avec le cas de Phœnix est stupéfiante.

Les deux cas partagent l'essentiel de leurs caractéristiques.

  • Simultanéité avec un autre phénomène visuel identifié de nature très probablement conventionnelle qui a attiré l'attention de nombreuses personnes sur une grande étendue.
  • Plage horaire des observations plus large que la durée de visibilité du phénomène identifié. Y compris avant le phénomène identifié (violation de causalité) 1).
  • La description résumée de chaque observation semble compatible avec le phénomène identifié, cependant, la description détaillée révèle des incompatibilités.
  • Des descriptions très variées et souvent incompatibles entre elles, ce qui donne l'impression que chacun a eu une observation unique.
  • Trajectoires indiquée par certains témoins strictement non compatibles avec celle du phénomène identifié.
  • Phénomène observé décrit comme un objet de grandes dimensions angulaires apparentes.
  • Objet sombre porteur de sources de lumières.
  • Sensation de silence absolu pour certains.
  • Objet silencieux.
  • Façon dont l'objet s'est éloigné pour certains : Vitesse fulgurante.

Dans LDLN n°360, Joël Mesnard écrit au sujet du 5 nov. 1990:

Entre Vouziers et Monthois (Ardennes): « une ascension fulgurante »

Dans l'article du journal l'Union du mercredi 7 novembre, nous trouvons le récit d'un journaliste travaillant pour ce journal, le photographe de presse Alain Hatat: « Il était 18 h 50. Je venais de quitter l'agence. Je me trouvais sur la route de Monthois. A gauche de la D 982, trois « phares » très lumineux se déplaçaient à une altitude relativement basse, pour autant qu'elle puisse être appréciée. Ils tenaient une position en V, la lumière la plus intense en occupant la pointe. Le faisceau projeté par ces « phares » était extrêmement concentré, mais ne touchait pas le sol. Pensant à un avion en approche d'atterrissage, je surveillais la descente de l'engin. Mais, fait étrange, « l'appareil » se dirigeait dans le sens inverse de la zone qu'il éclairait, un peu comme une voiture faisant marche arrière. Arrêtant le moteur de mon véhicule, je constatai que, bien que l'engin parût très proche, aucun bruit de moteur n'était audible. La formation lumineuse s'est éloignée en direction du nord-est. Au fur et à mesure qu'elle prenait de l'altitude, les lueurs diminuaient de taille et devenaient orangées. L'engin a disparu en l'espace de quelques secondes, dans une ascension fulgurante ».

Ascension fulgurante, c'est écrit noir sur blanc, et dans un grand quotidien régional, paru environ trente-six heures après les événements. A lui seul, ce détail interdit, et interdit même doublement, de conclure à une rentrée atmosphérique. Qu'il ait été simplement négligé, par hasard, c'est inadmissible.

Il écrit : “Mais, fait étrange, « l'appareil » se dirigeait dans le sens inverse de la zone qu'il éclairait”

Hum,hum, là, on est tenté de se résoudre à comprendre que ce sont les trainées de la rentrée atmosphérique.

Mais alors il précise : Au fur et à mesure qu'elle prenait de l'altitude, les lueurs diminuaient de taille et devenaient orangées. L'engin a disparu en l'espace de quelques secondes, dans une ascension fulgurante ».

Hum,hum, si c'est bien la rentrée, nous avons là, la confirmation de cette fameuse illusion visuelle ? C'est très tentant.

Là encore, une similitude stupéfiante entre cette description et celles de témoins indépendants de Phœnix :

  • Ann Baker Alors que la configuration changeait, les sources de lumières ont changé de couleur du blanc au rouge. Soudainement, la formation d'apparence solide a accéléré brutalement a une vitesse ahurissante vers le sud
  • Seth Adams And suddenly, it deformed into a V. (il fait un mouvement des bras qui correspond à un resserrement des ailes) and pshhuuu it went off in the distance without ever ?moving?, and no sound. Traduction : Et soudainement, ça s'est déformé en un V et 'pshhhuuu' ça s'est éloigné sans jamais bouger et sans son.
  • Ozma Linderman It slowed down or stopped for a second, it then configured in an oval, turned red and then shot strait up… Traduction : Ça s'est arrêté ou est passé à une vitesse lente pendant une seconde et s'est déformé en un objet ovale qui a tourné à la couleur rouge. Puis c'est parti à toute vitesse vers le ciel.
  • La famille Watson It was just gliding, it stopped, then it's like the sides retracted a little, and then it was gone Traduction : Ça planait, ça s'est arrêté puis les cotés semblèrent se rétracter légèrement, et puis c'était parti.

Et oui, pas moins de quatre témoins indépendants (tous accompagnés de co-témoins) qui décrivent comment les sources de lumière se sont estompées et semblent être parties tout droit dans une direction radiale. La similitude va jusqu'au changement de couleur… et ils n'étaient pas du tout au même endroit : Entre Ann Baker et Ozma linderman il y a pas moins de 135km !!! Cf Infos Complémentaires. Tirez en la conclusion que vous voulez.

Ainsi, à la lecture du texte, on pourrait penser qu'une illusion d'optique commune pourrait expliquer cela. Celle où on aurait tendance à interpréter la baisse rapide de la luminosité sans mouvements par une ascension radiale fulgurante de chacune des sources de lumière.

A Phoenix, bien que Seth Adams fasse un mouvement violent des mains pour le départ des sources de lumière, il s'avère qu'elles ont disparu en apparence radialement par rapport à lui. Les sources de lumières se sont rapprochées sur la voute céleste et estompées. Comme si le groupe de lumières partait radialement à grande vitesse. Pour ce qui est de Erin Watson, elle fait aussi un mouvement violent des mains, mais le mouvement vraiment observé reste à clarifier. On ne peut pas vraiment éliminer la possibilité d'une disparition sur place. Mon pari est qu'elle a aussi vu les sources de lumières se regrouper et s'estomper comme si elles partaient radialement.

Alors pour cette histoire de vitesses angulaires très élevées à Phoenix. Je ne peux pas rejeter la possibilité d'une illusion visuelle, car je n'ai pas eu encore un témoignage sans ambiguïté de ce point de vue. C'est la famille Watson qui peut avoir la réponse. Mais n'oublions pas que ce n'est pas le seul critère d'étrangeté. Les détails structurels donnés ne collent pas avec l'hypothèse d'avions.

Cela (vitesse angulaire élevée) on le trouve aussi dans au moins un témoignage du 5 nov. 1990. Dans son complément d'enquête sur l'observation de Linas par des coureurs, Joël Mesnard précise : Ce second segment de la trajectoire mesurait probablement plus que les 600 m indiqués sur le croquis. Le récit initial parle, d'ailleurs, de « 1 000 à 2 000 m » pour décrire cette phase de l'incident. La dernière estimation est probablement excessive, et on peut retenir 1 km, comme longueur du trajet ouest-est parcouru par le phénomène. Ce que la lettre omet encore de dire, c'est que cette distance a été parcourue en un temps très bref, de l'ordre de une, deux ou trois secondes seulement.

Là, ça ne semble pas ambiguë.

D'autres témoins de Phœnix décrivent aussi des projecteurs d'approche dirigés vers le sol. Documentaire Unsolved Mysteries à 4:50 (segment de 10 minutes au total). Là, encore, il faut être prudent, il se peut que le témoin ait interprété la forte luminosité des sources de lumière comme équivalente à celle qui serait obtenue avec des projecteurs d'approche d'avion dirigés vers lui.

Au final, tout repose sur la valeur que l'enquêteur attribue au témoignage humain, au risque de passer à côté de quelque chose d'énorme.

Il semble bien que le phénomène soit inséparable des témoins.

1)
Franck Marie fait état d'un appel téléphonique reçu à 18h50, soit 10 minutes avant la rentrée atmosphérique